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Aliments riches en oméga-3 : tableau des meilleures sources

Oméga-3 : teneurs en EPA, DHA et ALA des poissons, huiles et graines d’après la table Ciqual de l’Anses, repères d’apport et limites des sources végétales.

Par La Rédaction Publié le Mis à jour le 8 min de lecture

Sommaire
  1. Trois oméga-3, deux familles d’aliments
  2. Combien en faut-il ?
  3. Tableau des aliments riches en EPA et DHA
  4. Tableau des aliments riches en ALA
  5. Les sources végétales suffisent-elles ?
  6. Deux poissons par semaine, mais lesquels ?
  7. Pour aller plus loin

Les aliments les plus riches en EPA et en DHA sont les poissons gras : maquereau, sardine, hareng, saumon, anchois. Les huiles de lin, de noix et de colza, les graines de lin et de chia et les noix apportent de l’ALA. Toutes les teneurs de cet article viennent de la table Ciqual de l’Anses.

Trois oméga-3, deux familles d’aliments

Le terme oméga-3 regroupe trois acides gras : l’acide alpha-linolénique (ALA), l’acide eicosapentaénoïque (EPA) et l’acide docosahexaénoïque (DHA). L’ALA est le précurseur de la famille, que l’Anses qualifie d’indispensable. L’organisme en tire l’EPA et le DHA, mais la conversion de l’ALA en DHA est trop faible pour couvrir les besoins, si bien que le DHA est lui aussi considéré comme indispensable.

Selon l’Anses, ces acides gras sont nécessaires au développement et au fonctionnement de la rétine, du cerveau et du système nerveux. En France, ce sont les viandes, les œufs et les produits laitiers qui contribuent le plus aux apports en oméga-3, parce qu’ils sont consommés en plus grandes quantités, pas parce qu’ils en sont particulièrement riches.

Combien en faut-il ?

L’Anses fixe des références nutritionnelles pour un adulte qui consomme 2 000 kcal par jour.

Acide grasRéférence Anses pour un adulte à 2 000 kcal
ALA1 % de l’apport énergétique, soit environ 2,2 g
DHA250 mg
EPA250 mg

Pour la femme enceinte ou allaitante, l’Anses retient 500 mg d’EPA et de DHA réunis par jour, dont 250 mg de DHA. L’ALA reste à 1 % de l’apport énergétique.

Tableau des aliments riches en EPA et DHA

Les teneurs ci-dessous sont relevées dans la table Ciqual de l’Anses.

Aliment (Ciqual)EPA (mg/100 g)DHA (mg/100 g)EPA + DHA (mg/100 g)
Maquereau fumé1 4803 3504 830
Hareng fumé, au naturel2 9801 1104 090
Maquereau, filet grillé, en conserve, égoutté1 2502 1103 360
Sardine à l’huile d’olive, en conserve, égouttée1 2401 6902 930
Sardine, crue1 0901 5802 670
Maquereau, cru9101 5602 470
Hareng, cru6501 1001 750
Saumon, cuit à la vapeur6401 1101 750
Saumon d’élevage, cru6208801 500
Saumon sauvage, cru3201 1201 440
Saumon fumé6307901 420
Anchois, cru4809301 410
Thon rouge, cru2808901 170
Truite d’élevage, crue290660950
Thon albacore au naturel, en conserve, égoutté100560660
Moule, cuite à l’eau350160510
Crevette grise, cuite240170410
Cabillaud, cuit à la vapeur110160270
Huître creuse, crue15071221
Thon au naturel, en conserve, égoutté (sans précision)2088108
Œuf dur33538

Les produits fumés ou en conserve égouttés affichent des teneurs plus élevées pour 100 g. Le thon en boîte au naturel varie beaucoup d’un produit à l’autre : 108 mg d’EPA et de DHA pour 100 g pour le thon sans précision, 660 mg pour l’albacore. Le saumon d’élevage cru et le saumon sauvage cru affichent des totaux proches dans Ciqual, 1 500 mg contre 1 440 mg.

Tableau des aliments riches en ALA

Les teneurs en ALA viennent de la même table Ciqual.

Aliment (Ciqual)ALA (g/100 g)
Huile de lin53,3
Graine de lin brun21
Graine de chia, séchée17,8
Huile de noix11,9
Huile de colza7,54
Noix, cerneaux séchés7,5
Huile de soja6,89
Soja, graine entière1,29
Noix de pécan1,01
Tofu nature0,55
Épinard, cuit à l’eau0,37
Avocat, cru0,15
Mâche, cruemoins de 0,01

L’huile de lin domine, avec 53,3 g d’ALA pour 100 g. Dix grammes d’huile de colza apportent environ 0,75 g d’ALA. Les légumes verts et l’avocat en contiennent peu : 0,37 g pour 100 g d’épinards cuits, 0,15 g pour l’avocat cru, moins de 0,01 g pour la mâche. Ces huiles riches en oméga-3 ne supportent pas la friture ni le chauffage intense et s’utilisent en assaisonnement (Anses).

Les sources végétales suffisent-elles ?

Une partie de l’ALA est convertie en EPA et en DHA, mais cette conversion est limitée. Burdge et Wootton (2002) ont mesuré, chez de jeunes femmes ayant ingéré 700 mg d’ALA marqué, une conversion nette de 21 % vers l’EPA, 6 % vers le DPA et 9 % vers le DHA. Environ 22 % de l’ALA avait été brûlé dans les 24 premières heures. Les femmes paraissent convertir davantage que les hommes.

Burdge et Calder (2005) montrent qu’un surplus d’ALA pendant des semaines ou des mois fait monter l’EPA dans le sang, mais pas le DHA. La conversion y apparaît plus élevée chez la femme. Brenna et ses collègues (2009) notent qu’un supplément d’ALA augmente l’EPA et le DPA dans le sang mais a peu d’effet sur le DHA : seul le DHA préformé fait monter le DHA sanguin.

La forme compte aussi. Dans un essai de 2008, Austria et ses collègues ont donné à leurs participants 30 g de graines de lin par jour intégrées à des muffins, ou de l’huile de lin apportant 6 g d’ALA. L’ALA du plasma a augmenté avec l’huile et avec les graines moulues, pas avec les graines entières. Aucun groupe n’a vu monter son EPA ou son DHA. Les troubles digestifs ont causé des abandons dans les groupes graines entières et huile, aucun dans le groupe graines moulues.

L’huile d’algue apporte du DHA sans passer par le poisson. Arterburn et ses collègues (2008) ont comparé, chez 32 adultes, 600 mg de DHA par jour pendant 2 semaines apportés par des gélules d’huile d’algue ou par du saumon cuit : la hausse du DHA a atteint environ 80 % dans les phospholipides du plasma et 25 % dans les globules rouges, sans différence entre les deux groupes.

Deux poissons par semaine, mais lesquels ?

L’Anses recommande de manger du poisson deux fois par semaine, en associant un poisson gras riche en oméga-3 (saumon, sardine, maquereau, hareng) et un autre poisson (colin, merlu, cabillaud, sole), et de varier les espèces et les lieux d’approvisionnement.

Pour les femmes enceintes ou allaitantes et les enfants de moins de 3 ans, l’Agence demande de limiter les poissons prédateurs sauvages (thon, bonite, raie, dorade, bar, lotte, empereur, grenadier, flétan, sabre, brochet) et d’éviter les plus contaminés (requin, lamproie, espadon, marlin, siki).

Une portion de 100 g de sardines à l’huile d’olive égouttées et une de 100 g de saumon cuit à la vapeur font 4 680 mg d’EPA et de DHA sur la semaine, soit environ 670 mg par jour en moyenne, au-dessus des 500 mg de l’Anses.

Pour aller plus loin

Oméga-3 : bienfaits, posologie et sources Notre comparatif des compléments d’oméga-3

Teneurs relevées le 2 octobre 2026 dans la table Ciqual 2020 de l’Anses. Cet article est informatif et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. Consultez un professionnel de santé avant toute supplémentation, particulièrement en cas de traitement médicamenteux ou de grossesse.